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woman standing near body of water

En fait, c’est quoi la kiné ?

C’est une question que je me suis posée moi-même il n’y a pas si longtemps. J’entendais souvent :

« Ton fils dort mal ? Tu as essayé d’aller chez une kiné ? »,
« J’en connais une super, mais elle n’est pas remboursée »,
« Moi j’en connais une qui travaille à distance, ça marche super bien ! »

À force d’entendre ce mot utilisé un peu partout, j’avais fini par croire que la kinésiologie désignait simplement n’importe quelle pratique liée aux énergies du corps. Et pour être honnête… j’ai longtemps pensé que kinésiologue et kinésithérapeute étaient la même chose (j’ai découvert qu’un kinésithérapeute est un terme utilisé en France pour désigner un physiothérapeute).

J’avais pourtant déjà consulté une kinésiologue pour les troubles du sommeil de mon fils, et les séances lui avaient été bénéfiques. Mais malgré cela, le terme restait pour moi mystérieux.

Alors, qu’est-ce que la kinésiologie exactement ?

La kinésiologie est une pratique qui considère la personne dans sa globalité. Elle prend en compte le corps (muscles, posture), le fonctionnement interne (organes) et le mental (émotions).

Elle utilise le test musculaire pour permettre au corps de s’exprimer. La réponse des muscles donne des indications sur les déséquilibres présents et sur les corrections possibles. Concrètement, on pose des questions et on regarde si le muscle se verrouille ou s’il se relâche, indiquant que l’affirmation est stressante.

La kinésiologie s’appuie notamment sur la méthode Touch for Health, créée en 1970 par le Dr John Thie. Elle est inspirée de la médecine traditionnelle chinoise et intègre des principes d’acupressure, de nutrition et de l’énergie tibétaine. Elle est un complément à la médecine traditionnelle, qui reste prioritaire pour traiter les symptômes. Elle vise à soutenir les capacités d’auto-guérison de la personne et à lui fournir des informations pour faire des choix adaptés à sa situation.

Pour aller plus loin…

On peut imaginer la personne sous la forme d’un triangle avec trois côtés qui représentent le structurel (muscles, posture, tensions), le biochimique (organes, hydratation, alimentation, système interne) et l’émotionnel (stress, peurs, croyances, états intérieurs).

Si ces trois aspects étaient équilibrés, l’énergie circulerait librement, nous serions parfaitement heureux et en excellente santé. Mais dans la réalité, le corps s’adapte aux contraintes moderne et ne peut jamais être dans l’équilibre parfait. Dès qu’un côté se déséquilibre, les deux autres compensent.

Prenons un exemple : le stress. S’il perturbe le côté émotionnel, il peut se manifester physiquement en créant des maux de dos et mener à un déséquilibre interne qui se manifestera par des troubles digestifs.

L’avantage, c’est que le système fonctionne dans les deux sens : améliorer le corps ou l’équilibre interne peut aussi apaiser l’émotionnel.

Nous savons tous que faire du sport allège l’esprit et manger sainement influe sur l’humeur, mais dans la réalité, quand on ne va pas bien émotionnellement… on n’a ni l’énergie de faire du sport, ni la motivation d’améliorer son alimentation. Bref : le serpent qui se mord la queue. C’est précisément là que la kinésiologie intervient.

Comment se déroule une séance ?

D’abord, nous définissons un objectif, il donne une direction au travail.

Prenons l’exemple d’une personne qui vient en consultation avec des maux de dos, sans cause médicale clairement identifiée. La séance débute par un moment de dialogue.
Elle explique ce qu’elle vit : où se situent les douleurs, depuis quand elles sont présentes, dans quel contexte elles apparaissent ou s’intensifient. Ensemble, nous construisons un objectif positif et réalisable. Par exemple : « Je me sens libre et détendu dans mon dos. »

À l’aide du test musculaire, nous laissons le corps indiquer :

  • quels aspects sont en déséquilibre.
  • s’il existe un lien entre les tensions physiques et d’autres dimensions (émotionnelles, énergétiques, posturales…).
  • et quelles corrections sont les plus appropriées à cet instant.

Le travail pourrait se faire par :

  • un massage de points réflexes ou de méridiens.
  • des équilibrations musculaires.
  • des équilibrations émotionnelles.

En fin de séance, nous vérifions que l’objectif est accessible pour le corps.

Certaines personnes ressentent rapidement plus de détente ou de confort, tandis que d’autres vivent une phase d’intégration progressive.

Et le remboursement par les assurances dans tout ça ?

En Suisse, le terme « kinésiologue » n’est pas protégé, ce qui signifie que toute personne peut l’utiliser, même sans formation reconnue. En revanche, le titre « Thérapeute Complémentaire en méthode Kinésiologie » est, lui, officiellement protégé. Il s’obtient après un parcours de formation complet, généralement sur trois ans, incluant l’examen professionnel et pouvant mener jusqu’au Diplôme Fédéral. Les thérapeutes titulaires du titre protégé et reconnus par des organismes comme le RME ou l’ASCA peuvent être remboursés par de nombreuses assurances complémentaires.